Quelque part sur la très longue autoroute entre Kunming et Dali, et juste au moment où nous allons découvrir le punch du film hollywoodien doublé en chinois qui joue dans l'autobus - le normalement ''archi-nul'' acteur d'action chauve préféré de mon père semble d'ailleurs donner sa meilleure performance à vie... grâce au doublage chinois sans aucun doute! - le moteur s'arrête d'un coup sec. ''Merde! Panne d'essence?!'', ''Non, non, il semble juste y avoir un petit bouchon'', me confirme ma mère en penchant sa tête dans l'allée. Mais nous ne parlons pas ici d'un peu de traffic, mais bien d'une ligne de voitures s'étirant sur des centaines de mètres le long de la route longeant la montagne. Les gens commencent même à sortir des véhicules pour s'allumer des cigarettes ou prendre un peu d'air alors je décide, à ce moment-là, de finalement lâcher prise sur mon ambition de pouvoir contrôler chaque aspect de notre voyage. Quelqu'un, quelque part veut tester ma patience. ''Décidemment Andréanne, on a vraiment pas de chance avec nos transports!'', me confime ma mère en rigolant. En effet... Notre journée de transit qui aurait normalement dû se compléter en 4 heures maximum, s'étire maintenant depuis au moins 7 heures et notre modeste déjeuner de yogurt et granola à Kunming semble vraiment très loin.
À l'extérieur du véhicule, nous nous étirons au soleil sur le garde-fou et sommes bien vite rejoint par un voyageur qui partageait notre auberge à Kunming et avec qui nous avions échangé quelques plaisanteries la veille. Il s'appelle Kostas, vient de la Grèce et a fait un arrêt en Chine pendant son ''road-trip'' asiatique. Nous rions ensemble de la situation alors qu'il nous avoue ne pas comprendre la moitié des choses qui se passent autour de lui - ahh comme je sympatise avec lui... - et nous lui donnons quelques clémentines, prenant pitié de son air affamé de ''deer in the headlights'' chinois. Il se dirige aussi vers Dali et notre mésaventures en autobus devient un bon moment de rigolade impromptu entre étrangers. Nous bronzons au soleil pendant qu'à quelques kilomètres plus loin, le police chinoise s'occupe de l'accident. Dans une telle situation, il vaut véritablement mieux accepter le conte-temps pour ce qu'il est: une opportunité imprévue de prendre des couleurs.
Finalement, nous arrivons à la station d'autobus vers 18h30 et je reviens rapidement sur terre en voyant un groupe de chauffeurs/vautours chinois regardant nos sacs à dos dans la soute à baggage avec envie. ''Maman, vite, je dois descendre!''. Étant donné que j'ai rarement voyagé en autobus en Chine et que j'ai fait beaucoup de lecture traumatisante sur le sujet, j'ai toujours la peur de me faire voler mes baggages alors que je suis assise bien tranquillement dans le véhicule en attendant d'arriver à destination. Alors, je ne fais ni une, ni deux et m'empare de nos gros sacs avec détermination sous l'oeil surpris des chauffeurs qui n'ont même pas le temps d'essayer de nous embobinner dans leur arnaque. L'important n'est pas de savoir où aller, mais bien de s'y rendre avec confiance. C'est donc avec le regard bien fixé sur la sortie que nous séparons la foule en ignorant les marchandeurs pour trouver un chauffeur voulant nous conduire jusqu'à l'ancienne ville de Dali. Malheureusement, mon estomac creux m'empêche de bien négocier et nous acceptons un tarif plus élevé espérant quitter cette partie sordide de la ville avant la nuit. Avant de quitter le stationnement, j'éprouve quelques remords de ne pas avoir demandé à Kostas s'il voulait partager notre véhicule, mais j'obtiens une deuxième chance alors que notre taxi passe devant lui pendant qu'il tente de négocier son propre tuk-tuk. ''Kostas! Are you going to the old city? Hop in!'', je lui crie de la fenêtre alors qu'il s'engouffre dans le véhicule avec un grand sourire. ''Thank you so very much guys'', ahhh, il est vraiment super poli et ça me confirme que parfois ça vaut la peine de faire une bonne action!
La partie moderne de Dali ressemble exactement à toutes les autres grandes villes chinoises, mais lorsque nous quittons les édifices intimidants pour suivre le grand lac jusqu'à l'ancienne ville, nous comprenons mieux pourquoi cette ville se classe au sommet du palmarès des sites à voir du Yunnan (et peut-être même de la Chine entière!) . Le long du lac, les murs de la vieille ville se dressent impressionnants et clôturent les anciens bâtiments et leurs habitants dans une cité chinoise enchanteresse. À travers les rues piétonnes, des dizaines de petits cafés aménagés de sofas recouverts d'oreillers arc-en-ciel attirent les touristes sous leurs lanternes de tissus multicolores pour prendre un verre. Mais avant d'explorer les petites boutiques et de rencontrer leurs habitants souriants, nous trouvons finalement notre hôtel. Le Jade Roo/ Jade Emu est une magnifique auberge australienne aménagée dans une cour intérieure ensoleillée et suite à notre séjour incroyable à Kunming, nous ne pouvons croire notre chance. Cet établissement mérite véritablement 5 étoiles et notre chambre propre et spatieuse nous donne envie de déposer nos sacs pour de bon pour joindre la commune! Affamées, nous partageons avec appétît plusieurs plats du menu suivi de deux gigantesques bières alors que la fatigue du transport commence finalement à nous rattraper. Dali est paisible, mystérieuse et nous transporte dans un temps beaucoup plus simple, où la fumée des herbes locales abondantes envoutait les touristes et leur promettait de rejoindre, ne serait-ce que pour un court moment, le mystérieux Shangri-la de James Hilton. Ici, la vie semble réduite à son plus simple appareil: Du plaisir, de la bonne compagnie et aucune responsabilité.
Ce soir-là, nous nous couchons dans notre petit lit douillet sans aucun soucis et en attendant avec impatience le lendemain pour assister à notre cours de cuisine à saveur locale de l'école ''Rice and Friends'' de Dali.
À l'extérieur du véhicule, nous nous étirons au soleil sur le garde-fou et sommes bien vite rejoint par un voyageur qui partageait notre auberge à Kunming et avec qui nous avions échangé quelques plaisanteries la veille. Il s'appelle Kostas, vient de la Grèce et a fait un arrêt en Chine pendant son ''road-trip'' asiatique. Nous rions ensemble de la situation alors qu'il nous avoue ne pas comprendre la moitié des choses qui se passent autour de lui - ahh comme je sympatise avec lui... - et nous lui donnons quelques clémentines, prenant pitié de son air affamé de ''deer in the headlights'' chinois. Il se dirige aussi vers Dali et notre mésaventures en autobus devient un bon moment de rigolade impromptu entre étrangers. Nous bronzons au soleil pendant qu'à quelques kilomètres plus loin, le police chinoise s'occupe de l'accident. Dans une telle situation, il vaut véritablement mieux accepter le conte-temps pour ce qu'il est: une opportunité imprévue de prendre des couleurs.
Finalement, nous arrivons à la station d'autobus vers 18h30 et je reviens rapidement sur terre en voyant un groupe de chauffeurs/vautours chinois regardant nos sacs à dos dans la soute à baggage avec envie. ''Maman, vite, je dois descendre!''. Étant donné que j'ai rarement voyagé en autobus en Chine et que j'ai fait beaucoup de lecture traumatisante sur le sujet, j'ai toujours la peur de me faire voler mes baggages alors que je suis assise bien tranquillement dans le véhicule en attendant d'arriver à destination. Alors, je ne fais ni une, ni deux et m'empare de nos gros sacs avec détermination sous l'oeil surpris des chauffeurs qui n'ont même pas le temps d'essayer de nous embobinner dans leur arnaque. L'important n'est pas de savoir où aller, mais bien de s'y rendre avec confiance. C'est donc avec le regard bien fixé sur la sortie que nous séparons la foule en ignorant les marchandeurs pour trouver un chauffeur voulant nous conduire jusqu'à l'ancienne ville de Dali. Malheureusement, mon estomac creux m'empêche de bien négocier et nous acceptons un tarif plus élevé espérant quitter cette partie sordide de la ville avant la nuit. Avant de quitter le stationnement, j'éprouve quelques remords de ne pas avoir demandé à Kostas s'il voulait partager notre véhicule, mais j'obtiens une deuxième chance alors que notre taxi passe devant lui pendant qu'il tente de négocier son propre tuk-tuk. ''Kostas! Are you going to the old city? Hop in!'', je lui crie de la fenêtre alors qu'il s'engouffre dans le véhicule avec un grand sourire. ''Thank you so very much guys'', ahhh, il est vraiment super poli et ça me confirme que parfois ça vaut la peine de faire une bonne action!
La partie moderne de Dali ressemble exactement à toutes les autres grandes villes chinoises, mais lorsque nous quittons les édifices intimidants pour suivre le grand lac jusqu'à l'ancienne ville, nous comprenons mieux pourquoi cette ville se classe au sommet du palmarès des sites à voir du Yunnan (et peut-être même de la Chine entière!) . Le long du lac, les murs de la vieille ville se dressent impressionnants et clôturent les anciens bâtiments et leurs habitants dans une cité chinoise enchanteresse. À travers les rues piétonnes, des dizaines de petits cafés aménagés de sofas recouverts d'oreillers arc-en-ciel attirent les touristes sous leurs lanternes de tissus multicolores pour prendre un verre. Mais avant d'explorer les petites boutiques et de rencontrer leurs habitants souriants, nous trouvons finalement notre hôtel. Le Jade Roo/ Jade Emu est une magnifique auberge australienne aménagée dans une cour intérieure ensoleillée et suite à notre séjour incroyable à Kunming, nous ne pouvons croire notre chance. Cet établissement mérite véritablement 5 étoiles et notre chambre propre et spatieuse nous donne envie de déposer nos sacs pour de bon pour joindre la commune! Affamées, nous partageons avec appétît plusieurs plats du menu suivi de deux gigantesques bières alors que la fatigue du transport commence finalement à nous rattraper. Dali est paisible, mystérieuse et nous transporte dans un temps beaucoup plus simple, où la fumée des herbes locales abondantes envoutait les touristes et leur promettait de rejoindre, ne serait-ce que pour un court moment, le mystérieux Shangri-la de James Hilton. Ici, la vie semble réduite à son plus simple appareil: Du plaisir, de la bonne compagnie et aucune responsabilité.
Ce soir-là, nous nous couchons dans notre petit lit douillet sans aucun soucis et en attendant avec impatience le lendemain pour assister à notre cours de cuisine à saveur locale de l'école ''Rice and Friends'' de Dali.
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