La facilité avec laquelle nous trouvons un minibus pour nous amener à la vieille ville de Lijang est désarmante! Ils sont tous alignés à la sortie de la gare et pour 10 yuans chacune, nous nous retrouvons en chemin vers notre auberge. Cependant, ce que la conductrice ne nous dit pas, c'est que la vieille ville de Lijiang est un immense labyrinthe complexe et que de s'y aventurer sans carte (et même avec une carte tel qu'expérimenté plus tard) est de la folie! Là où la vieille ville de Dali était composée majoritairement d'une artère principale et de rues perpendiculaires, Lijiang semble avoir été dessiné par un ingénieur ayant abusé de la baijo avec un ''Etch a sketch'' défectueux! Les rues piétonnes sont tout juste assez grande pour accommoder une charrue (et oui je continue à croire qu'en Chine, l'unité de mesure est la charrue!) ainsi que son guide qui se déplace de côté en rentrant son ventre... Les petites auberges et restaurants sont plus ou moins semblables et une allée en rencontre inévitablement toujours une autre sans ne jamais donner aucune indication de notre position ou nom de rue. Je dois quand même avouer qu'il y a parfois des plans de la ville, mais le mélange de points rouges et de lignes sculptées à même une pièce de bois demande une capacité d'abstraction beaucoup trop élevée pour mon énergie de fin de journée et même en penchant ma tête dans toutes les directions, ça ne fait ni queue, ni tête. Pour la première fois, je dois l'avouer: Nous sommes perdues!
Bon...Au moins, je suis certaine que nous sommes à Lijiang, dans la Yunnan... en Chine, mais c'est à peu près tout. J'entre dans le premier bureau touristique en vue, mais quand je demande à l'homme de nous expliquer où nous sommes sur notre petite carte et qu'il y pense pendant 10 minutes, je décide de re-demander ailleurs. En fait, selon mon expérience, c'est l'indicateur de véracité de l'information ici: Si la personne prend plus que 30 secondes pour répondre, elle est en train de tenter de sauver sa réputation et elle vous dit assurément de la bull-shit. Vous savez depuis que j'ai compris ça, je fais beaucoup moins de reflux gastrique en voyage! Finalement, nous trouvons quelqu'un qui peut nous guider jusqu'à un point sur notre carte et nous suivons les petits cafés illuminés jusqu'à une fontaine de la ville. Maintenant que nous prenons une seconde pour observer nos alentours, Lijiang est sans contredit la plus belle ville que j'ai visitée jusqu'à présent dans ce pays (oui, je me répète... mais oui c'est vrai!). De chaque côté de la ruelle en pierre, de petits canaux minces laissent descendre un filet d'eau à travers la ville et à intervalles réguliers, des passerelles en bois nous permettent de traverser le ''Venise'' chinois avec style. Entre les vendeurs sous les lanternes et les touristes enthousiastes perchés dans les balcons des cafés, nous sommes transportés dans un monde qui a su résister à l'attrait des bâtiments de béton et à l'accessibilité pratique des autoroutes. C'est féérique!
Mais avec tout ça, nous marchons depuis maintenant une heure avec nos gros packsacks sans aucun espoir de trouver éventuellement notre auberge. En dernier recours, nous entrons dans une dernière boutique où un jeune garçon et sa soeur, sous l'ordre de leur grand-père, nous demandent de les suivre pour nous aider à trouver notre lit qui nous appelle avec intensité depuis bien longtemps. Et c'est finalement devant nous! Le Garden Inn de Lijiang est une petite auberge à l'extrémité de la ville (la conductrice nous a véritablement laissé le plus loin possible de notre profit!) et sans demander notre reste, nous prenons les clés de notre chambre en remerciant les deux jeunes.
''M...e...r....d....e... c'est vraiment laid!'' est la première chose qui me passe par la tête alors que je dépose mon sac sur le lit de béton de l'auberge. Notre chambre donne sur la cour intérieure du Garden Inn et malgré l'effort mis dans le choix des couvre-lits, la salle de bain est pratiquement insalubre et nous prenons une douche bien méritée en fermant nos yeux. Nous nous doutions bien qu'éventuellement nous allions frapper un hôtel douteux, mais c'est tout de même dommage que ce soit ici, dans le paradis chinois de Lijiang! Ce n'est pas le temps de penser aux bestioles, ni à la saleté ambiante de la chambre alors nous descendons au rez-de-chaussé pour notre souper. Tout de suite, nous remarquons que la foule de voyageurs est dans la catégorie gosse de riches ''mes-parents-ont-financé-mon-voyage-en-chine-pour-que-j'en-apprenne-plus-sur-la-vie'' et qu'ils ont troqué leur Euro-trip pour faire plaisir à leur famille. Ma mère en surprend même une en discussion intense avec la réceptionniste: ''I am sorry but this is NOT olive oil in my salad!''... Wow! Nous tombons vraiment de haut!
Finalement, nous ignorons les hippys riches crados et mangeons un repas en vitesse pour pouvoir nous reposer avant notre aventure du lendemain. Nous avons décidé de devancer notre excursion à la montagne d'un jour et une van nous cueillera à l'auberge à 7h le lendemain matin. En nous couchant ce soir-là, peu de choses nous passent par la tête car toute notre énergie est concentrée à faire mouler notre dos dans le matelas de roche de l'hôtel... en fait, c'est aussi bien, car ce n'est plus temps de reculer.
Bon...Au moins, je suis certaine que nous sommes à Lijiang, dans la Yunnan... en Chine, mais c'est à peu près tout. J'entre dans le premier bureau touristique en vue, mais quand je demande à l'homme de nous expliquer où nous sommes sur notre petite carte et qu'il y pense pendant 10 minutes, je décide de re-demander ailleurs. En fait, selon mon expérience, c'est l'indicateur de véracité de l'information ici: Si la personne prend plus que 30 secondes pour répondre, elle est en train de tenter de sauver sa réputation et elle vous dit assurément de la bull-shit. Vous savez depuis que j'ai compris ça, je fais beaucoup moins de reflux gastrique en voyage! Finalement, nous trouvons quelqu'un qui peut nous guider jusqu'à un point sur notre carte et nous suivons les petits cafés illuminés jusqu'à une fontaine de la ville. Maintenant que nous prenons une seconde pour observer nos alentours, Lijiang est sans contredit la plus belle ville que j'ai visitée jusqu'à présent dans ce pays (oui, je me répète... mais oui c'est vrai!). De chaque côté de la ruelle en pierre, de petits canaux minces laissent descendre un filet d'eau à travers la ville et à intervalles réguliers, des passerelles en bois nous permettent de traverser le ''Venise'' chinois avec style. Entre les vendeurs sous les lanternes et les touristes enthousiastes perchés dans les balcons des cafés, nous sommes transportés dans un monde qui a su résister à l'attrait des bâtiments de béton et à l'accessibilité pratique des autoroutes. C'est féérique!
Mais avec tout ça, nous marchons depuis maintenant une heure avec nos gros packsacks sans aucun espoir de trouver éventuellement notre auberge. En dernier recours, nous entrons dans une dernière boutique où un jeune garçon et sa soeur, sous l'ordre de leur grand-père, nous demandent de les suivre pour nous aider à trouver notre lit qui nous appelle avec intensité depuis bien longtemps. Et c'est finalement devant nous! Le Garden Inn de Lijiang est une petite auberge à l'extrémité de la ville (la conductrice nous a véritablement laissé le plus loin possible de notre profit!) et sans demander notre reste, nous prenons les clés de notre chambre en remerciant les deux jeunes.
''M...e...r....d....e... c'est vraiment laid!'' est la première chose qui me passe par la tête alors que je dépose mon sac sur le lit de béton de l'auberge. Notre chambre donne sur la cour intérieure du Garden Inn et malgré l'effort mis dans le choix des couvre-lits, la salle de bain est pratiquement insalubre et nous prenons une douche bien méritée en fermant nos yeux. Nous nous doutions bien qu'éventuellement nous allions frapper un hôtel douteux, mais c'est tout de même dommage que ce soit ici, dans le paradis chinois de Lijiang! Ce n'est pas le temps de penser aux bestioles, ni à la saleté ambiante de la chambre alors nous descendons au rez-de-chaussé pour notre souper. Tout de suite, nous remarquons que la foule de voyageurs est dans la catégorie gosse de riches ''mes-parents-ont-financé-mon-voyage-en-chine-pour-que-j'en-apprenne-plus-sur-la-vie'' et qu'ils ont troqué leur Euro-trip pour faire plaisir à leur famille. Ma mère en surprend même une en discussion intense avec la réceptionniste: ''I am sorry but this is NOT olive oil in my salad!''... Wow! Nous tombons vraiment de haut!
Finalement, nous ignorons les hippys riches crados et mangeons un repas en vitesse pour pouvoir nous reposer avant notre aventure du lendemain. Nous avons décidé de devancer notre excursion à la montagne d'un jour et une van nous cueillera à l'auberge à 7h le lendemain matin. En nous couchant ce soir-là, peu de choses nous passent par la tête car toute notre énergie est concentrée à faire mouler notre dos dans le matelas de roche de l'hôtel... en fait, c'est aussi bien, car ce n'est plus temps de reculer.
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