Un vrai déjeuner de champion nous attend au restaurant de l'auberge de Xi'an au matin de notre visite de l'armée de guerrier: des oeufs, des toasts, du bacon et même quelques pommes de terres bien grasses. Au diable les calories, nous avons bien besoin de reprendre un peu de forces après notre jeûne forcé de Lijiang. En terminant de lécher la dernière goutte de gras de patate sur ma fourchette, j'en profite pour partager avec ma mère l'itinéraire de la journée. En matinée, nous irons voir les guerriers et nous passerons l'après-midi à faire du vélo autour des fortifications de la ville. C'est un plan gagnant - il a été testé en mai 2011 par votre plus humble serviteur et je mets au défi n'importe qui de ne pas tomber amoureux de Xi'an après une telle journée!
Presque trop facilement, nous nous glissons dans un autobus à deux étages pour rejoindre la station de train de la ville et observons avec émerveillement alors que le véhicule emprunte le rond-point qui tourne autour de la Drum Tower. Le carrefour giratoire à 4 voies n'est pas sans rappeler la route autour de l'arc de Triumphe, oùla confusion semble moins flagrante car les voitures ne doivent pas couper 4 lignes de trafic, 2 rangées de bicyclettes et 5 gendarmes qui font la circulation pour sortir! Finalement arrivées à la station de train, nous coupons la foule de voyageurs qui se font dorer au soleil pour marcher jusqu'aux autobus. Entre le McDonald sur le coin, la station de train et les arrêts d'autobus, ce petit square public est bondé et chaque centimètre est occupé par un ouvrier chinois crado en chienne de travail appuyé sur son gigantesque sac de ... euh ... aucune idée, mais ça semble être une ex-poche de riz format Costco, remplie à capacité de quelque chose de léger. (Naik, des idées?!). Bref, ce n'est que lorsque je me mets véritablement en mouvement que je réalise qu'une barre imaginaire traverse mon estomac et m'empêche de rester confortablement à la verticale. Quelque part, quelque chose ne passe pas et mon petit déjeuner est véritablement pris dans le trafic beaucoup trop loin de mon estomac pour que ça soit sécuritaire. Afin de rester debout, je dois légèrement sortir les fesses et plier mon dos, pour ne pas que mon corps décide de tout réexpédier d'où ça vient!
Alors que j'explique à ma mère le chemin à emprunter pour nous rendre aux guerriers, j'entends une petite voix murmurer silencieusement dans ma tête: ''Ohhhh tu l'as attrapé.... ça s'en vient!''. Et moi de répondre: ''Non... NON... JE REFUSE... la semaine prochaine ok, mais là j'ai pas le temps!!!'', mais ai-je vraiment mon mot à dire dans tout ça!? Nous regardons le paysage par la fenêtre du bus alors que nous quittons rapidement le centre-ville de Xi'an. Les guerriers se trouvent environ à 1h d'autoroute à l'Est de la ville alors nous en avons pour un bon petit moment à nous faire bardasser sur le siège arrière. Rebondissant sur notre vieille banquette au rythme du moteur, je décide d'utiliser intelligemment ce temps pour vaincre la maladie par la pensée. C'est simple, je refuse tout simplement d'être malade, mais je n'ai pas affaire à une simple grippe de faible, mais bien à une gastro évolué qui vit et se nourrit de mon système immunitaire depuis maintenant quelques jours... Je n'ai aucune chance.
Après ce qui semble être une éternité, nous arrivons aux guerriers et profitons du calme matinal pour faire le tour du site. Ma mémoire ne m'a pas joué de tours, c'est aussi magique que ce dont je me souvenais et encore plus impressionnant. C'est agréable de pouvoir commenter ce que nous voyons ensemble et regarder chacun des petits détails. Cependant, quelque part près du 2e ''pit'', la barre que j'ai dans l'estomac m'assène un gros coup de poing dans le ventre me forçant à me plier en deux devant la balustrade. J'encourage ma mère à continuer sa visite alors que je trouve un petit banc pour me replier sur moi-même avec un minimum d'effort. Je dois me rendre à l'évidence: ''Ça s'en vient... et vite!''. Après avoir observé les ruines, ma mère me rejoint pour évaluer l'ampleur de ma propre décomposition et nous concluons que la visite se terminera en vitesse.
Lorsque nous sommes finalement dans la plus grande salle avec tous les guerriers, je n'arrive qu'à faire quelques pas avant de devoir me plier en deux pour atténuer les crampes. Sérieusement, je commence à croire qu'un petit Alien chinois va se pointer par mon nombril d'une minute à l'autre! (Vous l'imaginez sortir d'un seul coup de mon ventre, crier ''Ni HAO!!'' et s'échapper à travers la foule sur ses petites jambes... classique). En tout cas, nous observons pendant de très longues minutes chacun des guerriers, ma mère se forçant pour ''faire ça vite'' alors que de mon côté, j'endure du mieux possible en silence pour lui permettre d'apprécier son expérience. Heureusement pour moi, ma mère vient de vivre cette maladie bleue alors elle comprend ce que je vis et avant qu'elle ne doive me porter jusqu'à l'auberge, nous sommes en route vers l'autobus.
---------------------------------------- parenthèse ''trop de détails'' -----------------------------------------------
Avant d'écrire mon blogue, je me suis promis de raconter du mieux possible nos épisodes respectifs de gastro, partageant un nombre égal de détails... car avouons-le, c'est quand même cocasse, mais maintenant que j'ai tout dit sur ce qui s'est passé avec ma mère... il ne me reste aucun autre choix que de...
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''Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh.... maman, je te retrouve tantôt'', ai-je à peine le temps de crier alors que j'effectue un sprint vers la salle de bain publique. Heureusement pour les buissons avoisinants, je sais où se trouvent les toilettes et j'enfonce la porte de la première cabine (Dieu merci, il n'y a personne à l'intérieur) alors que mon ''Dedans'' se transforme (très) rapidement en ''Dehors''. Pendant quelques minutes, je ne suis même pas certaine d'être encore humaine alors que des sons terrifiants sortent de ma gorge et que je fais la meilleure immitation de Linda Blair de l'Exorciste jamais réalisée. Soyons honnêtes, même avec un habit complet de peintre, un capuchon et des lunettes de protection, ça ne serait pas suffisant pour gérer ce qui se passe dans cette cabine! (''Yark'', vous dites? Oui, oui, je sais... j'y étais!)
Avec la même expression qu'un apprenti gardien de zoo qui nettoie pour la première fois la cage des éléphants, je sors traumatisée de la salle de bain pour trouver ma mère qui relaxe près de la fontaine du site. ''Alors...?'', me demande-t-elle inquiète. ''Ouf crois-moi maman, tu ne veux pas savoir!''. Elle me tend MA bouteille d'eau et nous continuons notre marche vers le véhicule alors que la réalité du trajet jusqu'à la maison commence tranquillement à me rejoindre. Une heure... dans un autobus qui brasse... avec la gastro... FML!
À notre grande surprise, le bel autobus climatisé, que nous avions pris pour arriver au site le matin, ne se trouve pas dans le parking et à sa place est stationné un très très vieux véhicule chambranlant qui récupère les touristes pour Xi'an. Au risque de vous surprendre (!?), je n'ai pas TELLEMENT envie d'attendre pour un autre moyen de transport alors nous prenons une chance pour revenir en ville le plus rapidement possible. Optimiste, je me dis que la majorité du contenu de mon estomac... n'est plus dans mon estomac... alors nous devrions être bonnes pour éviter les arrêts en chemin... mais c'est ma conclusion AVANT d'être témoin de la conduite du chauffeur. À tous les dix mètres, il s'arrête d'un coup sec pour apostropher n'importe quel passant et lui demander s'il veut aller au centre-ville: Les enfants qui marchent le long de la route, les pépères qui jouent au Majong, les familles en scooter, le paysan dix kilomètres plus loin dans son champ... personne n'évite la vente à pression de notre joyeux conducteur qui tente sans succès de remplir le véhicule. Chaque arrêt me projette dans le banc en face et fait danser le peu de liquide que j'ai réussie à absorber depuis mon dernier ''arrêt pipi''. Pendant ce temps, ma mère s'amuse avec une petite fillette chinoise qui voyage avec ses parents et qui se demande sûrement pourquoi ''l'étrangère à gauche est verte?!''. À grands coups de respiration profonde, je gère chacun des soubresauts du véhicule, mais quand finalement Xi'an est en vue, c'en est trop et je me vois forcée d'utiliser mon petit sac en plastique de take-out que je traînais dans ma poche depuis les guerriers. GRRRRRRRRRRREEEATT... je pense d'un seul coup en tentant de faire tout ça silencieusement... malheureusement, cette fillette se souviendra longtemps de sa rencontre avec les étrangères...
Au moment de quitter le véhicule, je me retiens de toutes mes forces pour ne pas balancer mon sac de... vous savez quoi... à la tête du conducteur et suit ma mère jusqu'à un autre autobus de ville pour retrouver mon petit lit de l'auberge. À ce moment-ci, je vois pratiquement des points noirs partout et je traîne difficilement mes espadrilles le long de la rue qui longe les fortifications de Xi'an. Disons seulement qu'heureusement que c'est ma mère qui a été malade dans le Tiger Leaping Gorge, car voyant ma réaction à la maladie, j'y serais encore couchée en position foetale, le long d'une roche, à attendre la mort.
La gastro chinoise ce n'est vraiment pas matière à rire et je me glisse entre les couvertures de mon petit lit de douleur en imaginant difficilement qu'il y aura des jours meilleurs. ''Bon Andréanne, je vais faire du vélo. On se voit tout à l'heure?!'', m'informe ma mère soulagée de m'avoir menée à destination en un seul morceau mais quand même pressée d'aller explorer la ville. Je ne peux quand même pas lui en vouloir, je vomis beaucoup trop régulièrement pour être d'agréable compagnie en ce moment! ''Ohhhh oui... ne t'inquiète pas, je ne bouge pas...'', que je lui réponds faiblement en tirant le drap sur ma tête.
Au moins, si on peut donner un compliment à ma maladie, c'est qu'elle semble avoir un bon sens du timing, car je ne manquerai rien à Xi'an que je n'ai pas déjà vu. ''Il y a au moins ça...'' que je me dis pour me consoler en m'endormant finalement...
Presque trop facilement, nous nous glissons dans un autobus à deux étages pour rejoindre la station de train de la ville et observons avec émerveillement alors que le véhicule emprunte le rond-point qui tourne autour de la Drum Tower. Le carrefour giratoire à 4 voies n'est pas sans rappeler la route autour de l'arc de Triumphe, oùla confusion semble moins flagrante car les voitures ne doivent pas couper 4 lignes de trafic, 2 rangées de bicyclettes et 5 gendarmes qui font la circulation pour sortir! Finalement arrivées à la station de train, nous coupons la foule de voyageurs qui se font dorer au soleil pour marcher jusqu'aux autobus. Entre le McDonald sur le coin, la station de train et les arrêts d'autobus, ce petit square public est bondé et chaque centimètre est occupé par un ouvrier chinois crado en chienne de travail appuyé sur son gigantesque sac de ... euh ... aucune idée, mais ça semble être une ex-poche de riz format Costco, remplie à capacité de quelque chose de léger. (Naik, des idées?!). Bref, ce n'est que lorsque je me mets véritablement en mouvement que je réalise qu'une barre imaginaire traverse mon estomac et m'empêche de rester confortablement à la verticale. Quelque part, quelque chose ne passe pas et mon petit déjeuner est véritablement pris dans le trafic beaucoup trop loin de mon estomac pour que ça soit sécuritaire. Afin de rester debout, je dois légèrement sortir les fesses et plier mon dos, pour ne pas que mon corps décide de tout réexpédier d'où ça vient!
Alors que j'explique à ma mère le chemin à emprunter pour nous rendre aux guerriers, j'entends une petite voix murmurer silencieusement dans ma tête: ''Ohhhh tu l'as attrapé.... ça s'en vient!''. Et moi de répondre: ''Non... NON... JE REFUSE... la semaine prochaine ok, mais là j'ai pas le temps!!!'', mais ai-je vraiment mon mot à dire dans tout ça!? Nous regardons le paysage par la fenêtre du bus alors que nous quittons rapidement le centre-ville de Xi'an. Les guerriers se trouvent environ à 1h d'autoroute à l'Est de la ville alors nous en avons pour un bon petit moment à nous faire bardasser sur le siège arrière. Rebondissant sur notre vieille banquette au rythme du moteur, je décide d'utiliser intelligemment ce temps pour vaincre la maladie par la pensée. C'est simple, je refuse tout simplement d'être malade, mais je n'ai pas affaire à une simple grippe de faible, mais bien à une gastro évolué qui vit et se nourrit de mon système immunitaire depuis maintenant quelques jours... Je n'ai aucune chance.
Après ce qui semble être une éternité, nous arrivons aux guerriers et profitons du calme matinal pour faire le tour du site. Ma mémoire ne m'a pas joué de tours, c'est aussi magique que ce dont je me souvenais et encore plus impressionnant. C'est agréable de pouvoir commenter ce que nous voyons ensemble et regarder chacun des petits détails. Cependant, quelque part près du 2e ''pit'', la barre que j'ai dans l'estomac m'assène un gros coup de poing dans le ventre me forçant à me plier en deux devant la balustrade. J'encourage ma mère à continuer sa visite alors que je trouve un petit banc pour me replier sur moi-même avec un minimum d'effort. Je dois me rendre à l'évidence: ''Ça s'en vient... et vite!''. Après avoir observé les ruines, ma mère me rejoint pour évaluer l'ampleur de ma propre décomposition et nous concluons que la visite se terminera en vitesse.
Lorsque nous sommes finalement dans la plus grande salle avec tous les guerriers, je n'arrive qu'à faire quelques pas avant de devoir me plier en deux pour atténuer les crampes. Sérieusement, je commence à croire qu'un petit Alien chinois va se pointer par mon nombril d'une minute à l'autre! (Vous l'imaginez sortir d'un seul coup de mon ventre, crier ''Ni HAO!!'' et s'échapper à travers la foule sur ses petites jambes... classique). En tout cas, nous observons pendant de très longues minutes chacun des guerriers, ma mère se forçant pour ''faire ça vite'' alors que de mon côté, j'endure du mieux possible en silence pour lui permettre d'apprécier son expérience. Heureusement pour moi, ma mère vient de vivre cette maladie bleue alors elle comprend ce que je vis et avant qu'elle ne doive me porter jusqu'à l'auberge, nous sommes en route vers l'autobus.
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Avant d'écrire mon blogue, je me suis promis de raconter du mieux possible nos épisodes respectifs de gastro, partageant un nombre égal de détails... car avouons-le, c'est quand même cocasse, mais maintenant que j'ai tout dit sur ce qui s'est passé avec ma mère... il ne me reste aucun autre choix que de...
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''Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh.... maman, je te retrouve tantôt'', ai-je à peine le temps de crier alors que j'effectue un sprint vers la salle de bain publique. Heureusement pour les buissons avoisinants, je sais où se trouvent les toilettes et j'enfonce la porte de la première cabine (Dieu merci, il n'y a personne à l'intérieur) alors que mon ''Dedans'' se transforme (très) rapidement en ''Dehors''. Pendant quelques minutes, je ne suis même pas certaine d'être encore humaine alors que des sons terrifiants sortent de ma gorge et que je fais la meilleure immitation de Linda Blair de l'Exorciste jamais réalisée. Soyons honnêtes, même avec un habit complet de peintre, un capuchon et des lunettes de protection, ça ne serait pas suffisant pour gérer ce qui se passe dans cette cabine! (''Yark'', vous dites? Oui, oui, je sais... j'y étais!)
Avec la même expression qu'un apprenti gardien de zoo qui nettoie pour la première fois la cage des éléphants, je sors traumatisée de la salle de bain pour trouver ma mère qui relaxe près de la fontaine du site. ''Alors...?'', me demande-t-elle inquiète. ''Ouf crois-moi maman, tu ne veux pas savoir!''. Elle me tend MA bouteille d'eau et nous continuons notre marche vers le véhicule alors que la réalité du trajet jusqu'à la maison commence tranquillement à me rejoindre. Une heure... dans un autobus qui brasse... avec la gastro... FML!
À notre grande surprise, le bel autobus climatisé, que nous avions pris pour arriver au site le matin, ne se trouve pas dans le parking et à sa place est stationné un très très vieux véhicule chambranlant qui récupère les touristes pour Xi'an. Au risque de vous surprendre (!?), je n'ai pas TELLEMENT envie d'attendre pour un autre moyen de transport alors nous prenons une chance pour revenir en ville le plus rapidement possible. Optimiste, je me dis que la majorité du contenu de mon estomac... n'est plus dans mon estomac... alors nous devrions être bonnes pour éviter les arrêts en chemin... mais c'est ma conclusion AVANT d'être témoin de la conduite du chauffeur. À tous les dix mètres, il s'arrête d'un coup sec pour apostropher n'importe quel passant et lui demander s'il veut aller au centre-ville: Les enfants qui marchent le long de la route, les pépères qui jouent au Majong, les familles en scooter, le paysan dix kilomètres plus loin dans son champ... personne n'évite la vente à pression de notre joyeux conducteur qui tente sans succès de remplir le véhicule. Chaque arrêt me projette dans le banc en face et fait danser le peu de liquide que j'ai réussie à absorber depuis mon dernier ''arrêt pipi''. Pendant ce temps, ma mère s'amuse avec une petite fillette chinoise qui voyage avec ses parents et qui se demande sûrement pourquoi ''l'étrangère à gauche est verte?!''. À grands coups de respiration profonde, je gère chacun des soubresauts du véhicule, mais quand finalement Xi'an est en vue, c'en est trop et je me vois forcée d'utiliser mon petit sac en plastique de take-out que je traînais dans ma poche depuis les guerriers. GRRRRRRRRRRREEEATT... je pense d'un seul coup en tentant de faire tout ça silencieusement... malheureusement, cette fillette se souviendra longtemps de sa rencontre avec les étrangères...
Au moment de quitter le véhicule, je me retiens de toutes mes forces pour ne pas balancer mon sac de... vous savez quoi... à la tête du conducteur et suit ma mère jusqu'à un autre autobus de ville pour retrouver mon petit lit de l'auberge. À ce moment-ci, je vois pratiquement des points noirs partout et je traîne difficilement mes espadrilles le long de la rue qui longe les fortifications de Xi'an. Disons seulement qu'heureusement que c'est ma mère qui a été malade dans le Tiger Leaping Gorge, car voyant ma réaction à la maladie, j'y serais encore couchée en position foetale, le long d'une roche, à attendre la mort.
La gastro chinoise ce n'est vraiment pas matière à rire et je me glisse entre les couvertures de mon petit lit de douleur en imaginant difficilement qu'il y aura des jours meilleurs. ''Bon Andréanne, je vais faire du vélo. On se voit tout à l'heure?!'', m'informe ma mère soulagée de m'avoir menée à destination en un seul morceau mais quand même pressée d'aller explorer la ville. Je ne peux quand même pas lui en vouloir, je vomis beaucoup trop régulièrement pour être d'agréable compagnie en ce moment! ''Ohhhh oui... ne t'inquiète pas, je ne bouge pas...'', que je lui réponds faiblement en tirant le drap sur ma tête.
Au moins, si on peut donner un compliment à ma maladie, c'est qu'elle semble avoir un bon sens du timing, car je ne manquerai rien à Xi'an que je n'ai pas déjà vu. ''Il y a au moins ça...'' que je me dis pour me consoler en m'endormant finalement...
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