Tuesday, June 12, 2012

Lijiang - Xi'an... c'est aussi facile que ça!

C'est bien beau Lijiang et ses cow-boys, mais selon l'horaire que nous trimballons dans notre sac à dos, notre dernière semaine nous amènera à l'est du pays (Xi'an, Shangqiu, Pékin) et nous nous voyons obligées de passer la journée suivante dans les transports. Dans un film d'action, on verra une belle carte de la Chine et un petit avion qui parcours tout le pays sur un trait pointillé (et je vous invite fortement à vous l'imaginer de cette manière, c'est beaucoup plus poétique), mais malheureusement pour nous, pour mettre les pieds à Xi'an, il faut quitter Lijiang à l'aube, prendre un vol jusqu'à Kunming... puis un autre vol jusqu'à Xi'an et ensuite trouver le centre-ville en autobus. Et tout ça en une seule journée... OUF! Au moins, on ne pourra jamais me reprocher de ne pas avoir maximisé notre temps en voyage! Un peu plus et les arrêts-pipi seront chronométrés et catalogués sur un ''spread-sheet'' Excel! 

Bref, je vous épargne les détails qui sont, pour une fois, sans rebondissement et vous donne les grandes lignes:

- Kunming: Toujours aussi paradisiaque... même après avoir passé une heure à zig-zaguer à pied dans le parking de l'aéroport pour trouver la sortie et un petit restaurant pour dîner. Moi: Une grosse assiette de porc épicée, du riz, du cola. Ma mère: Du riz... mais la digestion est maintenant à sens unique alors nous sommes sur le chemin de rémission!

- Xi'an: Dès notre sortie de l'aéroport, nous trouvons un autobus qui nous déposera en plein milieu du centre-ville alors sans trop d'efforts nous suivons la foule jusqu'à l'intérieur du véhicule. Ma mère, qui vit son premier contact avec la Chine reculée (et c'est quand même Xi'an... donc pas trop rustique) reste sans voix devant l'étendue sans fin de blocs appartement en constructions. À gauche, à droite, devant nous... l'horizon est obstruée par les grues et camions qui se démènent pour ériger le 1000e bâtiment qui restera sûrement vide pendant plusieurs longues années. La campagne chinoise vit un boom immense dans l'immobilier, mais l'influence traditionnelle voulant que toute la famille habite sous le même toit familial empêche les jeunes couples de prendre leur propre logis. À cette vitesse, l'économie roule, car les gens travaillent, mais rien ne se vend et rien ne s'occupe!

(Si le sujet vous intéresse, jettez un coup d'oeil à un article que j'ai écrit pour LaPresse:  http://www.lapresse.ca/debats/votre-opinion/201109/03/01-4431384-le-fosse-selargit.php ... pardon pour la ''plogue'' mais c'est exactement ce qui se passe à Xi'an!)

En chemin, nous aperçevons plusieurs accidents (camion vs camion, voiture vs camion, autobus vs vélo... c'est sans fin!) et sommes un peu surprises de finalement trouver l'endroit où la conduite des gens ne semble par avoir d'homogénité dans sa nulité! Je sacrifie donc un peu de ma popularité au profit de la dure vérité, mais appelons un chat, un chat: Les vrais chinois sont à chier au volant! Généralement, ça circule dans l'harmonie car tout le monde baigne dans le même niveau de conduite poche (on s'évite, on monte sur le trottoir, on ferme les yeux), mais à Xi'an, on dirait bien qu'il y a une nouvelle mutation d'encore PLUS mauvais conducteurs qui percutent les mauvais conducteurs de première génération à tous les coins de rues! Avec leurs cellulaires, Ipod, Iphone, Ipanda, ils ajoutent un autre niveau de difficulté à leur maîtrise chambranlante du volant, alors tout le monde... entre dans tout le monde! Bref, ne conduisez jamais à Xi'an et placez toujours près de la rue la personne que vous aimez le moins dans votre groupe lorsque vous marchez sur le trottoir! 8 fois sur 10, elle recevra une Honda en plein visage!

C'est donc après avoir longé le mur de la ville que nous avons trouvé notre auberge: Le Xi'an International Youth Hostel est une très grande bâtisse avec une impressionante cours intérieur et un grand bar. Mon retour à Xi'an semble marquer le début de la partie ''Nostalgie'' de mon voyage, car tous les souvenirs de ma visite avec Adam me reviennent en foulant les rues de la métropole. L'an dernier, nous étions en chemin vers Huangshan et prêt à tout pour faire de notre visite un moment extraordinaire. Cette fois-ci, la pression n'est pas la même, car je sais que l'Armée de guerriers en terre cuite saura impressionner ma mère peu importe ce que nous avons à l'horaire pour le reste de notre séjour... et ça tombe justement très bien, car je commence vraiment à avoir chaud et étrangement un peu de sueur froide perle sur mon front...

1 comment:

  1. Après la mère... la fille ?
    Vous aurez vraiment tout eu dis donc !

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